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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 19:25





Du bleu, j'en ai toujours un peu dans ma vie.
Fleurs, ciel, neige, mer...
C'est une couleur qui m'est chère.

"L'air que nous respirons, l'apparence de vide sur laquelle remuent nos figures, l'espace que nous traversons n'est rien d'autre que ce bleu terrestre, invisible tant il est proche et fait corps avec nous, habillant nos gestes et nos voix. Présent jusque dans la chambre, tous volets tirés et toutes lampes éteintes, insensible vêtement de notre vie."

Jean-Michel Maulpoix, Une histoire de bleu.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 18:31

Grimpante,
attachante, la clématite.



Clématite des haies, Clematis vitalba

Attachement... détachement...
Trouver le juste équilibre.
Ni esclavagisme ou addiction,
ni indifférence.

Equilibre d'être soi
de s'épanouir
de trouver sa place
sans étouffer les autres.

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 17:42
Il a eu soif, le cirse.
La chaleur, la sécheresse et le vent
ont eu raison
de sa belle couleur lilas.

Il est passé à un autre registre,
celui des teintes fanées
de l'ocre et du blond paille,
scintillant sous les rayons du soleil,
véritable joyau
au milieu des herbes vert foncé.

Soif d'eau,
soif de passer à autre chose,
soif de laisser une trace...

Disperser ses semences
pour assurer
la subsistance de l'espèce.

Répandre un peu de lui.

"Au fond,
il suffit d'oser."
Philippe Solers

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 06:36
Ta part de ciel comme cette rincée de fleurs ainsi je joncherai de mots
Les sentiers que tu ouvrais devant toi le soleil te chauffant le dos
Lorsque tu t'avançais vers l'ombre sans nom encore pour respirer
A pleins poumons l'air frais du soir jusqu'à la source aujourd'hui tarie
Où tu venais te tremper l'âme je me souviens du cliquetis des pointes
Et du partage des terres âprement gagnées que nous découpions droites
Il n'était que fouillis que cette sylve dépassant le mur de notre enceinte
Tu craignais que la nuit ne l'absorbe comme elle éteint tous les jardins
Du monde à l'heure dite entre chien et loup et qu'elle envoile les corps
Ah qu'était-ce pour moi de palper l'ombre à tes côtés et de débusquer
Au coin de ton regard cet aveu d'innocence de vivre encore debout
Quand je mesurais la fragilité de ces années enserrées dans le rêve fou
D'avoir vécu sur la berge du fleuve alors que d'une seule enjambée
Tu pouvais en franchir le cours le coeur au vent dans le froid par dire

Gérard Titus-Carmel, Ici rien n'est présent


Tanaisie commune, Tanacetum vulgare

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 06:54
Les arbres me fascinent.

Par leur diversité,
leurs couleurs,
leur grandeur,
leur énergie aussi.



"Respiration de la lumière, du feuillage, des couleurs.
Qui ne peut demeurer longtemps en contemplation devant un arbre ne peut comprendre tout à fait que le monde entier est en attente, initiation."

Christian Hubin, La forêt en fragments

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 09:51


Le papillon voletant -
je me sens moi-même
une créature de poussière

Issa
(1763 - 1827)

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 17:09

Fin de journée.
Le soleil décline.
Saturnin et ses copains sont au bain.
C'est l'heure de la toilette...
jusque dans les moindres détails.

   

   

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 18:11
       

Lors de mon escapade à Lier dimanche dernier, j'ai été frappée par l'expression de ces deux visages. Tristesse, désespoir... je ne connais pas leur histoire... je ne sais ce que le sculpteur a voulu représenter.

Il s'agit de deux sculptures de la façade de l'église Saint-Gommaire, construite à partir du 13e siècle, en hommage à l'ermite Gommaire, qui quelques siècles auparavant aurait installé ses pénates sur une île formée par les deux Nèthe, les rivières qui baignent Lier.

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 17:24

Chemins creux bordés de végétation,
ils sont de véritables refuges pour les oiseaux
venus s'approvisionner en baies mûrissantes.



Avance sur ta route
car elle n'existe que par toi

Saint Augustin

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 17:09

Cent cinquante pages d’une écriture simple, pudique et belle, comme cette fleur que j'ai croisée récemment. Cent cinquante pages d’un bel hommage qu’Eric Fottorino, directeur du journal Le Monde, rend à son père adoptif. Des pages émouvantes à propos de ce père, kinésithérapeute originaire de Tunisie, qui lui a transmis son nom, sa force de caractère, sa joie de vivre… et son amour du vélo. Moments complices, tendresse muette. « Moi derrière ou devant, jamais je crois, on ne s’est tant aimés que dans ces silences complices. »

 

Après le suicide de ce père entré dans sa vie quand il avait neuf ans, Eric Fottorino se pose la question des survivants : « Aurais-je pu l’empêcher ? » Quoi qu’il en soit, il témoigne pour la vie, il rend hommage à celui qui était pour lui plus qu’un vrai père. Au-delà du « pourquoi ?», c’est un ouvrage plein de tendresse, de respect et de gratitude.

 

« Tu m’aimais tout bas, sans effusion, comme on murmure pour ne pas oublier l’ordre des choses. Tu m’aimais tout bas sans le dire, sans éprouver le besoin d’élever la voix. C’était si fort – la force de l’évidence – que tu ne l’aurais pas crié sur les toits… »


L'homme qui m'aimait tout bas
Eric Fottorino
Ed. Gallimard
 

Merci, Danielle, pour ce cadeau ! Grâce à toi, j'ai passé de beaux moments de lecture !

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  • : Le blog de Naline
  • : "La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
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