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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 17:58


Les mots sont des fenêtres
(ou bien ils sont des murs)


Je me sens si condamnée par tes mots
Je me sens tellement jugée et repoussée,
Avant de partir, j'aimerais savoir,
Est-ce cela que tu voulais dire ?
Avant que je ne me lève pour ma défense,
Avant que je ne parle poussée par ma souffrance ou par la peur
Avant que je ne construise un mur de mots,
Dis-moi, ai-je bien entendu ?
Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs.
Ils nous condamnent ou nous libèrent.
Lorsque je parle et lorsque j'écoute,
Puisse la lumière de l'amour rayonner à travers moi.
Il y a des choses que j'ai besoin de dire,
Des choses qui signifient tant pour moi,
Si mes mots ne rendent pas mon message limpide,
M'aideras-tu à me sentir libre ?
Si j'ai paru te rabaisser,
Si tu m'as crue indifférente,
Essaie d'écouter par-delà les mots
Les sentiments que nous partageons.

Ruth Bebermeyer
citée par Marshall Rosenberg, dans son ouvrage Initiation à la communication non violente - Les mots sont des fenêtres

Ah, pouvoir des mots... parfois trop rapidement exprimés. Parfois mal compris. Parfois non dits aussi !

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:47
Au Moyen-Age, les Cathares se manifestaient partout en Europe, sous différentes dénominations. "Phiphles" ou joueurs de flute en Flandres, "bonhommes" ou "tisserands" en France... Parce que l'esprit et les idées cathares étaient très présents dans le milieu des tisserands.

Très florissant en Occitanie, le catharisme se développe, tout comme se développent le répertoire des troubadours.

Et c'est principalement de ces textes et ces mélodies médiévales que se sont inspirés le groupe de musique traditionnelle Amorroma, l'ensemble de musique ancienne Zefiro Torna et le saxophoniste Philippe Laloy... un petit aperçu de musiciens belges... qui ont enregistré en 2006 un album baptisé "Les Tisserands", que je ne me lasse pas d'écouter.

Si vous ne les connaissez pas, je vous en souhaite une belle découverte !
Et si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous sur le site de leur éditeur.

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 07:40

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être
Etre voulait toujours l'avoir.
A ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Etre s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Etre, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Etre apprenait à  lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Etre, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généraux,
Etre en revanche, et c'est notoire
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Etre est plus débonnaire,

Il ne gardera rien pour lui.


Sa richesse est tout intérieure,

Ce sont les choses de l'esprit.

Le verbe Etre est tout en pudeur

Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes, ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Etre
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Etre a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.


Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.


Un texte chanté par Yves Duteil

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 18:57


J'aime me promener
le regard au loin
dans de larges espaces.

De temps en temps,
j'aime aussi me promener
le nez en l'air.

La vue est différente
mais tout aussi belle !

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 19:42

Complémentaires,
comme le rouge et le vert

sur le cercle chromatique.

Rouge de ces tussilages déjà fanés
au soleil couchant.
Vert de cette herbe tendre du printemps
fortifiée par les pluies récentes.

Différents et pourtant complémentaires.
En totale harmonie.

Et pourtant, ces différences,
nous en avons peur.
Et nous finissons par dresser des murs,
coller des étiquettes.
Nous les rouges.
Vous les verts.
Ou inversément, selon...

Des murs et des étiquettes
qui divisent...

au lieu de rapprocher,
au lieu de se conjuguer,
au lieu de se mélanger
pour former une belle complémentarité.

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 19:12
"Certains jours,
il n'y a que dans la nature
qu'on peut lire la paix."


V. Hennuy

Et c'est souvent là,
autour de "mon" étang,
que je fais mon plein
de nature et de paix.

Tantôt munie de mon appareil photo,
tantôt avec un livre
tantôt encore les mains vides.

Méditer,
me remplir les yeux,
respirer à pleins poumons
la vie qui renaît
et la paix.

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 15:30

"(...) Il cheminait depuis un peu plus d'une heure, s'émerveillant du spectacle de la nature estivale, quand il parvint à un village qui semblait somnoler sous le chaud bercement des rayons du soleil. Soudain, il s'arrêta devant un jardin où s'épanouissait un superbe rosier blanc. Il s'approcha : quelques fleurs qui ne respectaient pas plus l'enclos où l'on voulait les confiner que lui, ce jour-là, le cloître de l'Entsu-ji, s'offraient librement à la vue, au toucher, à l'odorat. D'une main, il saisit délicatement la tige de celle qui triomphait le plus près de lui, l'approcha de ses yeux pour contempler à loisir le subtil enchevêtrement des pétales, de ses narines pour humer longuement son parfum melliflue. Inspirant la rose, il devenait rose, s'émerveillant de ce miracle que, même respirée une haure, la fleur donne encore, offre toujours, toujours le cadeau de sa senteur. Il porta ensuite la rose à son oreille, en froissa tendrement les pétales qui bruissaient doucement pour lui seul, agitant dans les plis de son pavillon leur froufrou de jupon blanc. (...)"

Daniel Charneux, Nuage et eau

Au cours de ma balade,
ce n'est pas le spectacle de la rose qui m'arrêta.
C'est l'odeur de l'ail-des-ours.
Une odeur reconnaissable entre toutes.

Là, dans le sous-bois,
les fleurs profitaient des rayons du soleil
pour éclore progressivement
et couvrir d'un tapis étoilé
la verdure abondante et odorante.


Observant de plus près,
je découvris à nouveau
un magnifique spectacle
vert et blanc.



Goutelettes des fleurs en devenir.
Légers pétales,
graciles étamines,
une constallation
de mille et unes étoiles,
immaculées,
légèrement nacrées
s'offraient au regard des promeneurs.










Point de froufrou,
un jupon blanc tout simple.
Tout simple de beauté.

D'une beauté parfaite.

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 18:57

Pâques est passé.
Et pourtant
la pâquerette
nous accompagnera
jusqu'à la fin de l'été.

Une fleur tellement banale

mais tellement belle

dans sa simplicité.













 

Et magie de la fonction macro

de mon appareil photo...
Cette pâquerette,
photographiée dans la matinée,
est couverte de goutelettes de rosées,
que je n'aurais jamais pu découvrir
à l'oeil nu.
Avez-vous vu la délicatesse
de ce rose violacé
posé sur le bout de chaque pétale ?

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 17:28


En regardant
l'irréelle beauté
du réel
en m'émerveillant
devant l'absurde beauté
du naturel
je me prends à imaginer
ton visage sans trait
tout formé de nature.

Prédilection de Dieu
tendresse ineffable
pour les choses
Je te vois quelquefois
te pencher sur le jardin du monde
formidable
pour y semer les saisons
y greffer les nuages
dessiner les chemins
dans le soleil couchant

Je te vois bien souvent
la pelle de l'amour
à ta droite
creuser au coeur du monde
des sources d'émerveillement
planter des rêves de tendresse
Je te vois bien souvent
rêver sur les labours
comme un poète solitaire
et jamais personne ne te dérange
de ta terrestre rêverie
car l'homme jamais ne te voit
même quand tu éclates d'allégresse
au sommet des journées.


Pierre Arnold, Psaumes pour un arbre d'automne.

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 19:39
Les impatients auraient pu les croire morts,
tant le moindre soupçon de vert se faisait attendre.
Et pourtant...

Un charme fou,
ces petites feuilles de charme
qui remplacent les anciennes grisonnantes après l'hiver.

Un charme fou,
ces petites feuilles de charme
déployant leur verdure
en un ravissant plissé soleil,
à faire pâlir d'envie
tous ceux qui rêvent de régularité.

Un charme fou
tous ces petits plis verts !

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  • : "La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
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