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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:42

Quelle curieuse contorsion !

Souffrerait-il de timidité maladive,

au point de s'en voiler la face ?

Serait-il tout simplement pris

d'un chatouillis irrésistible ?

Ou ferait-il des exercices d'assouplissement ?

Que nenni !

Monsieur Colvert fait sa grande toilette de printemps,
pour être frais et beau pour sa belle !

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 19:45

Traces, tracés, chemins, écritures ?
La nature réserve de nombreuses surprises.
Lors d'une balade en forêt en janvier dernier,
je suis tombée en arrêt devant un tronc tronçonné.
Etonnantes lignes.
Etonnants signes.
Invitation au voyage.
Invitation à l'évasion.


"Les hommes marchent par des chemins divers. Qui les suit et les compare verra naître d'étranges figures ; figures qui semblent appartenir à cette grande écriture chifrée qu'on rencontre partout : sur les ailes, sur la coque des oeufs, dans les nuages, dans la neige, dans les cristaux, dans les formes des rocs, sur les eaux congelées, à l'intérieur et à lextérieur des montagnes, des plantes, des animaux, des hommes, dans les clartés du ciel, sur les disques de verrre et de poix lorsqu'on les frotte et lorsqu'on les attouche ; dans les limailles qui entourent l'aimant, et dans les étranges conjonctures du hasard... On y present la clef d'une écriture singulière et de sa grammaire; mais ce pressentiment ne veut pas se fixer dans une sorme et semble se refuser à devenir la clef suprême."

Novalis, Les disciples de Saïs


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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 19:23

Quelle joie d'assister le matin au lever du jour, chaque jour un peu plus tôt.

Principalement quand le ciel est clair.

Un autre signe tangible de la fin de l'hiver, de l'arrivée de la lumière.

Cette lumière qui jaillit et que Brel, ce poète de mon plat pays, chante si bien :

La lumière jaillira
Claire et blanche un matin
Brusquement devant moi
Quelque part en chemin
La lumière jaillira
Et la reconnaîtrai
Pour l'avoir tant de fois
Chaque jour espérée
La lumière jaillira
Et de la voir si belle
Je reconnaîtrai pourquoi
J'avais tant besoin d'elle
La lumière jaillira
Et nous nous marierons
Pour n'être qu'un combat
N'être qu'une chanson

La lumière jaillira
Et le j'inviterai
A venir sous mon toît
Pour  y tout transformer
La lumière jailira
Et déjà modifié
Lui avouerai du doigt
Les meubles du passé
La lumière jaillira
Et j'aurai un palais
Tout ne change-t-il pas
Au soleil de juillet
La lumière jaillira
Et toute ma maison
Assise au feu de bois
Apprendra ses chansons

La lumière jaillira
Parsemant mes silences
De sourires et de joie
Qui meurent et recommencent
La lumière jaillira
Qu'éternel voyageur
Mon coeur en vain chercha
Et qui était en mon coeur
La lumière jaillira
Reculant l'horizon
La lumière jaillira
Et portera ton nom



Cette lumière qui, conjuguée à la douceur des températures, permettra à nos bords de chemins de reverdir, nous apportant des brassées de fleurs sauvages. En attendant, que cette lumière jaillise en vous, qui passez par ici !

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 19:06



Irrésistible poussée de la sève.
Quoi qu'il arrive,
quelque rigoureux, long, pluvieux qu'ait été l'hiver,
inexorablement,
poussé par une douce énergie,
le printemps revient.
En silence.
Imperceptiblement.

Lentement aussi.

Cette douce énergie,
je la souhaite à Jean qui lutte contre la maladie.
Qu'elle lui apporte ce renouveau pour guérir.
Je la souhaite à Marianne,
qui à ses côtés, l'accompagne dans cette épreuve.
Que le printemps qui arrive
leur procure cette poussée de sève
pour des jours meilleurs !


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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 11:34
"De ce long miracle immobile, une couleur bleue reste et se répand des taillis dans l'épaisseur des branches. La couleur des arbres sans feuilles a vraiment changé aujourd'hui. Les écorces reluisent. On dirait que ces heures de douceur les ont frottées d'encaustique. Mais nous savons que la sève s'est remise en mouvement. Elle a glissé entre l'aubier et l'écorce, elle a gagné les branches, les ramures, les ramilles ; elle s'est arrêtée au seuil de chaque bourgeon : pour ceux-ci, l'heure n'est pas venue. Mais le bois, cette matière sourde, qui refuse de conduire les fluides électriques, le bois, mat et fibreux, se remplit du courant des sèves. C'est pourquoi les arbres et taillis bleuissent."

Marie Gevers, Plaisir des météores ou Le livre des douze mois.

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 08:24

Séraphine et Yolande Moreau ont été largement récompensées lors de l'attribution des Césars.
Une belle reconnaissance du talent de cette actrice belge.
Hommage posthume à celle qui porte un nom d'ange et dont l'existence ne l'a pourtant épargnée de rien !

Françoise Cloarec, dans La vie rêvée de Séraphine de Senlis, décrit bien cette irrésistible envie de peindre :

 

"Elle peint. Elle peint, incapable de ne pas peindre, quelques heures de sommeil, un peu de pain, et elle peint.

Pour vivre, Séraphine n'a besoin que de son désir de peindre, de ses couleurs. Elle peint à partir d'une solitude illumiée, dans un amour singulier.

Sans mesure.

Nécessité et découragement de peindre. Il faut recommencer à chaque toile, tenter d'élaborer quelque chose de soi, enfoui. Il faut montrer ce qui ne se montre pas, s'immerger dans la matière, écouter sa musique intérieure, laisser venir le foisonnement des pigments. Dans l'espace cadré, limité, Séraphine, poussée par une force intérieure immense, inscrit sans le savoir des formes qui ont à voir avec la jouissance, la mort, la psychose. Peut-être que la toile la protège du grouffre."

Ils ont bien eu raison, les membres du jury des Césars !

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 20:22

 

 

 

Germine l'univers
Dans l'obscure matrice
Quoi donc vit et se cache
Et respire en secret ?

Rudolf Steiner

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 21:01
"La nature ne se hâte jamais ; ses révolutions suivent un cours régulier. Le bourgeon se gonfle imperceptiblement sans hâte ni désordre, comme si les courtes journées du printemps étaient une éternité. Chacune de ses opérations semble, sur le moment, le seul objet pour lequel toutes choses soient différées. Pourquoi donc l'homme se hâterait-il, commme s'il avait moins que l'éternité pour accomplir l'action la plus petite ?"

Henry David Thoreau, Journal (1837-1961)

Lentement, la nature se prépare.
Imperceptiblement, le bourgeon se gonfle.
Jour après jour.
Tout comme les températures qui ne descendent plus aussi bas.
Prémices de jours meilleurs.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 20:32

Ce soir, je me suis fait un cadeau.

Un livre que je lorgnais depuis longtemps.

Un recueil de photos et de textes.

 Un calendrier perpétuel en quelque sorte,
avec pour chaque date, une photo et un texte.
L'année durant à s'émerveiller devant la richesse et la beauté des arbres !

A la date d'aujourd'hui, un texte de François Jacqmain, Les saisons (poèmes en prose) :

 

"Les ruisseaux se précipitent

vers les fonds.

Ils dressent la généralogie de

la fraîcheur en courant.

Lorsqu'ils meurent, il reste

la source qui les refait

jusqu'au dénouement du tout."

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 16:26

Rita Levi-Montalcini aura cent ans dans quelques semaines. Née à Turin le 22 avril 1909, elle entame des études de médecine au grand dam de son père qui voulait la marier et en faire une femme au foyer. Une fois diplômée, elle poursuit ses études et se spécialise en psychiatrie et neurologie.

Elle dut se cacher durant la guerre à  l'époque de Mussolini, mais jamais elle n'a renoncé à sa passion : elle installe dans sa chambre à coucher un laboratoire où elle fera des découvertes passionnantes. Elle fuit Turin et s'engage dans la résistance à Florence.

En 1986, elle se voit décerner le prix Nobel de médecine.

Quand on lui demande sa recette de longévité, elle répond :

"Maintient des désirs,
active ton cerveau
fais le fonctionner,
ainsi, il ne dégénèrera jamais."

Un sacré petit bout de femme pour ses 100 printemps, qui n'a de cesse de faire fonctionner son cerveau... au service des autres. Elle est d'ailleurs toujours engagée dans l'aide à l'Afrique.

A vous qui passez par ici, je vous souhaite de maintenir des désirs et de faire fonctionner votre cerveau !
Et merci à Marie-Claude de m'avoir fait découvrir cette belle femme. 

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  • : Le blog de Naline
  • : "La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
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