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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 17:25

Dimanche midi, retour de balade.
Apéro au soleil sur la terasse de Sabina.
Renouant avec notre tradition, elle partage avec nous le texte de Lama Guendune Rinpoché (1918 - 1997) sur le bonheur.

Le bonheur de ne trouve pas avec effort et volonté.
Mais réside là, tout proche, dans la détente et l'abandon.
Ne sois pas inquiet, il n'y a rien à faire.
Tout ce qui s'élève dans l'esprit n'a aucune importance
parce que dépourvu de toute réalité.
Ne t'attache pas aux pensées, ne les juge pas.
Laisse le jeu de l'esprit se faire tout seul,
s'élever et retomber, sans intervenir.
Tout s'évanouit et recommence à nouveau, sans cesse.
Cette quête-même du bonheur est ce qui t'empêche de le trouver
comme un arc-en-ciel qu'on poursuit sans jamais le rattraper,
parce qu'il n'existe pas, parce qu'il a toujours été là
et parce qu'il t'accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des choses bonnes ou mauvaises.
Elles sont semblables aux arc-en-ciel.
A vouloir saisir l'insaisissable, on s'épuise en vain.
Dès lors qu'on relâche cette saisie,
l'espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors jouis-en.
Ne cherche plus.
Tout est déjà tien.
A quoi bon aller traquer dans la jungle inextricable,
l'éléphant qui demeure tranquillement chez lui.
Cesse de faire.
Cesse de forcer.
Cesse de vouloir.
Et tout se trouvera accompli.
Naturellement.

Alors, à vous qui passez par ici, je vous souhaite de pouvoir cueillir le bonheur tout proche. Comme celui de s'émerveiller devant cette branche de fusain, petit buisson devant lequel sont passés tant de promeneurs sans peut-être le remarquer.

Belle semaine !

 

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 15:08

Départ sous la brume.
Le fond de l'air est frais.
Mais au-dessus de la masse d'humidité, le soleil réchauffe la campagne et ne tarde pas à faire son apparition.
Quelle lumière magnifique sur la vallée de la Dyle !

La nature s'habille des couleurs d'automne : les ors et les pourpres ont fait leur apparition.

Calme. Détente. Sérénité.
Les oiseaux profitent de la douce température.
Hérons cendrés, cygnes, grandes aigrettes, grèbes, mouettes : il y avait du monde sur l'eau à profiter de cette belle journée d'automne. Dans le ciel, un vol d'oies.

Un moment tout simple.
Un moment de bonheur.



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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 20:40

Autre couleur de peau. Autre religion. Autre langue... Autant de différences qui nous mènent à avoir peur de ces différences, à avoir peur de l'autre.  Et cet autre, il habite notre pays. Divisé par de stériles et mesquines querelles politiques politiciennes - de part et d'autre.

Ariane et Benoît, co-fondateurs de l'association Sortir de la violence, viennent d'envoyer- avec 5 autres responsables d'association qui oeuvrent pour la paix - aux 12 négociateurs qui se penchent sur l'avenir de la Belgique, un appel à un "dialogue de paix", relayé par deux grands quotidiens belges, La Libre et De Morgen.

"Aussi longtemps que l'on ne dira que des choses négatives à propos de 'l'autre', nous resterons dans nos schémas stériles et nos préjugés".

Merci, Ariane et Benoît, pour cette prise de position. Puissiez-vous être entendus !

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 18:06

Hommage à Jacques Brel.
Ce grand poète de mon plat pays décédé il y a exactement 30 ans.
Cet homme qui disait les choses avec tant de sensibilité.
Il savait chanter de mille couleurs les choses les plus anodines.
Il savait jongler avec les mots, leur rythme, leur musique.

Lui aussi a chanté la beauté.









Derrière la saleté
S'étalant devant nous
Derrière les yeux plissés
Et les visages mous
Au-delà de ces mains
Ouvertes ou fermées
Qui se tendent en vain
Ou qui sont poings levés
Plus loin que les frontières
Qui sont de barbelés
Pour loin que la misère
Il nous faut regarder

Il nous faut regarder
Ce qu'il y a de beau
Le ciel gris ou bleuté
Les filles au bord de l'eau
L'ami qu'on sait fidèle
Le soleil qui revient
Le vol d'une hirondelle
Le bâteau qui revient

Par-delà le concert
Des sanglots et des pleurs
Et des cris de colère
Des hommes qui ont peur
Par-delà le vacarme
Des rues et des chantiers
Des sirènes d'alarme
Des jurons de charretier
Plus fort que les enfants
Qui racontent les guerres
Et plus fort que les grands
Qui nous les ont fait faire

Il nous faut regarder
L'oiseau au fond des bois
Le murmure de l'été
Le sanq qui monte en soi
Les berceuses des mères
Les prières des enfants
Et le bruit de la terre
Qui s'endort doucement

Apprendre à regarder le beau qui nous entoure. Dans ce qui est désuet. Dans l'improbable. Dans l'inutile.
Comme cette carcasse de petit bâteau de pêche qui vieillit doucement au rythme des marées.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 18:25

Etat d'âme...

Depuis un moment, et particulièrement ces jours-ci, je suis fortement interpelée par ce monde qui ne vit plus qu'en fonction du Dow Jownes, du Cac 40 et autre Nikei, où la rentabilité et le cours de bourse fluctuent au gré des éternuements des uns ou des autres, où la cotation remonte dès qu'on annonce un plan de licenciement.
Que fait-on de la valeur de l'Homme (et de la femme bien sûr) au travail ? Que fait-on de ces valeurs de solidarité, de partage, de respect ? Qu'a-t-on fait de la spiritualité ?
Je n'ai pas de réponse... et je suis d'autant plus peinée que je participe aussi parfois à cette "matérialisation" de notre monde. Bien sûr, il faut de l'argent pour manger et se loger.

Charles Péguy disait déjà, à la fin du 19e ou au début du 20e siècle : "Pour la première fois dans l'histoire du monde l'argent est maître sans limitation ni mesure. Pour la première fois dans l'histoire du monde l'argent est seul en face de l'esprit. (...) C'est l'âme même que l'on veut atteindre et réduire une fois pour toutes. C'est le spirituel sous toutes ses formes et dans tous les êtres que l'on veut réduire. Dans ces conditions, je considère comme insidieuse et criminelle, comme frauduleuse et dangereuse, comme pernicieuse et traîtresse toute politique qui tend à défaire du spirituel." Ces mots peuvent paraître excessifs. Mais je pense qu'il est urgent que nous prenions soin de nos âmes.

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 17:53

Pluie, vent, crachin. Pas un temps à mettre un chien dehors ce dimanche.
Et pourtant... Bravant les intempéries, Eliane m'a emmenée d'expos en galeries, pour le plus grand plaisir des yeux.
Démarrage par l'expo des dessins d'Anne-Mie Van Kerkhove, au Wiels, ce superbe bâtiment bruxellois qui abritait les anciennes brasseries Wielemans-Ceupens, transformé depuis peu en musée d'art contemporain. Dessins surréalistes, s'apparentant parfois à la bande dessinée, c'est tout un univers onirique que cette artiste anversoise nous fait découvrir.
Après une expo chez un privé, visite manquée, pour cause de fermeture le dimanche, de l'exposition "Corpus delicti" qui se tient au palais de justice
Pour terminer par la Galerie 2016, rue des Pierres, à deux pas de la Grand'Place, qui expose les oeuvres récentes de Pierre Debatty. De grande toiles, pleine de force et en même temps de poésie ; de grandes toiles qui font rêver. Et qui m'ont donné une furieuse envie de me replonger dans mes couleurs...

 

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 16:48

C'est bien là la question. A partir de quand peut-on dire qu'on se trouve devant une oeuvre d'art ? Et pourquoi tel tableau, tel dessin ne peut pas être qualifié d'art ? Intuitivement, je savais... mais longtemps, j'ai eu des difficultés à l'exprimer avec clarté. Jusqu'au moment où, il y a quelques années, j'ai lu un passage écrit par Philippe Sers :

Une oeuvre d'art n'est pas belle, plaisante, agréable. Elle n'est pas là en raison de son apparence ou de sa forme qui réjouit nos sens. La valeur n'est pas esthétique. Une oeuvre d'art est bonne lorsqu'elle est apte à provoquer des vibrations de l'âme, puisque l'art est le langage de l'âme et que c'est le seul.

Page blanche, toile vierge.
Vibrations de l'âme.
Langage de l'âme.
Les formes et les couleurs s'articulent
se construisent progressivement.
Distance, silence, observation.
On y revient. Et intuitivement, à un moment on sent qu'il ne faut plus rien ajouter.

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 20:35

Déçue par ces injustices, ces jeux de pouvoirs, ces brimades, ces manques de respect... Situations à la limite de l'acceptable. La pilule a du mal à passer.

Et tout à coup, au fil de mes lectures, une phrase me saute aux yeux.

Quand l'illusion a crevé comme une bulle et que le coeur est une perle lumineuse, les trésors du monde sont ceux que l'on recèle en soi.

Il s'agit d'une citation de Tu Long (1542-1605), mandarin retiré de la cour, devenu ermite taoïste.

Mes illusions crèvent comme des bulles...

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 04:31

Shanti. Paix dans la langue de Gandhi.
Ce 2 octobre est l'anniversaire de la naissance de ce grand homme. Et l'ONU a eu la bonne idée de faire de ce jour la Journée internationale de la non-violence.

"Je m'oppose à la violence, parce que lors qu'elle semble produire le bien, le bien qui en résulte n'est que transitoire, tandis que le mal produit est permanent" nous dit Gandhi.

Beaucoup dans le monde relayent son message. Je pense en particulier à Ariane et Benoît et leur association "Sortir de la violence".

Et pourtant, que de fois ne sommes-nous pas à l'origine de tant de violences vis-à-vis des autres, mais vis-à-vis de nous-mêmes...

Belle journée de paix à vous qui lirez ces quelques lignes. J'espère que ce sera contagieux !

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 19:00

Je viens de terminer une série de deux romans de Chaim Potok :
Je m'appelle Asher Lev suivi par Le don d'Asher Lev. 
Poignants.

Asher est un jeune juif hassidim de Brooklyn, pratiquant, qui respecte son père et sa mère. En bon juif, il porte les signes extérieurs de sa religion.

Mais Asher, c'est aussi un peintre inné. Il dessine comme il respire ; il est irrésistiblement peintre... ce qui dérange manifestement son père et va à l'encontre des préceptes de sa communauté.

Heureusement, le grand Rèbbe le comprend mieux que ses parents et décèle en lui un potentiel. Il lui fait rencontrer le célèbre peintre et sculpteur Jacob Kahn.
Curieux de tout, Asher s'évade dans les musées. Il se met à peindre des nus et des crucifixions... ce que son père ne comprend pas et ne peut accepter.

Confrontation entre fidélité à la tradition et violent besoin d'expression, de création...

Je n'en dirai pas plus... pour vous laisser le suspens de ces livres.
Et je terminerai en citant Chaïm Potok :

"Des millions de gens savent dessiner, mais il y n'y a pas d'art sans un cri jaillissant d'une façon particulière."

Bonne lecture... et un merci tout particulier à Ariane et Dominique qui m'ont fait découvrir ces ouvrages.

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  • : Le blog de Naline
  • : "La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
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