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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 21:00
Comme chaque année, dans le cadre de "La Fureur de lire" des animations autour de la lecture sont proposées aux petits et grands dans les bibliothèques, les librairies... jusqu'au 18 octobre. Un bel encouragement à la lecture, pour ceux pour qui cela s'avère encore nécessaire.

"Tout m'est lecture. La plus grande partie de ma bibliothèque est dans le ciel, avec ses volumes dépareillés de nuages, jamais à la même place."
Christian Bobin.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 17:20

Coumarine vient de publier un billet qui évoque Charles Juliet et Bram Van Velde, ce peintre fabuleux  du 20e siècle, dont j'ai vu une toile le mois dernier à l'exposition "Passions partagées" à Lausanne.

Je replonge avec bonheur dans l'ouvrage de Charles Juliet "Rencontres avec Bram Van Velde" dans lequel j'avais souligné ce passage :

"A un autre moment, nous parlons de ces oeuvres littéraires du passé, où incontestablement le vrai est présent, mais dont pour nous les mots sont morts. Et comme je remarque combien rares sont les oeuvres où soit rassemblé ce qu'il importe de tirer au jour, de faire circuler de conscience à conscience, il constate :


- On doit le reconnaître, l'art n'a que très rarement servi le vrai.
- Indéniablement, il y a une source du vrai. Mais il faut la chercher
."

Longue quête que cette source du vrai.
Quête incessante aussi !

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 19:51
Une belle journée de soleil.
Un supplément d'été.
Vacances...

Je viens de terminer l'ouvrage d'Emmanuel Carrère que m'a prêté ma soeurette.

Beauté, justesse, profondeur.
Emmanuel Carrère prête sa plume à d'autres, un peu comme un scribe.

Ces autres, des femmes et des hommes sur son chemin, dont les existences sont marquées par l'extrême pauvreté et le surdendettement,  le handicap, la maladie, le deuil et la séparation.

Méditation sur l'existence, ses difficultés, mais aussi - et par dessus tout - ses joies et ses bonheurs.

Histoire de liens. Parce que l'être humain est fait de relations.
Et que personne ne peut y rester indifférent.

En me prêtant ce livre, Jo m'avait fait cette recommandation : ne lis pas cela si tu n'es pas en grande forme.
Les larmes ont coulé à plusieurs reprises... parce qu'on ne saurait être indifférent à ces vies.

Un livre bouleversant. Tout simplement beau ! Parce qu'il y est question d'amour.
Merci Jo, pour cette découverte !

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 17:09

Cent cinquante pages d’une écriture simple, pudique et belle, comme cette fleur que j'ai croisée récemment. Cent cinquante pages d’un bel hommage qu’Eric Fottorino, directeur du journal Le Monde, rend à son père adoptif. Des pages émouvantes à propos de ce père, kinésithérapeute originaire de Tunisie, qui lui a transmis son nom, sa force de caractère, sa joie de vivre… et son amour du vélo. Moments complices, tendresse muette. « Moi derrière ou devant, jamais je crois, on ne s’est tant aimés que dans ces silences complices. »

 

Après le suicide de ce père entré dans sa vie quand il avait neuf ans, Eric Fottorino se pose la question des survivants : « Aurais-je pu l’empêcher ? » Quoi qu’il en soit, il témoigne pour la vie, il rend hommage à celui qui était pour lui plus qu’un vrai père. Au-delà du « pourquoi ?», c’est un ouvrage plein de tendresse, de respect et de gratitude.

 

« Tu m’aimais tout bas, sans effusion, comme on murmure pour ne pas oublier l’ordre des choses. Tu m’aimais tout bas sans le dire, sans éprouver le besoin d’élever la voix. C’était si fort – la force de l’évidence – que tu ne l’aurais pas crié sur les toits… »


L'homme qui m'aimait tout bas
Eric Fottorino
Ed. Gallimard
 

Merci, Danielle, pour ce cadeau ! Grâce à toi, j'ai passé de beaux moments de lecture !

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 17:37
Il y a quelques temps, je vous parlais du roman de Yasmine Ghata, La nuit des calligraphes. Je viens de terminer la lecture d'une autre oeuvre du même auteur : Le târ de mon père. J'ai retrouvé la même écriture légère, poétique, le même sens de la tradition, de la transmission, un peu comme un conte.

Un petit livre paru en Poche, d'une centaine de pages. Une belle lecture pour l'été.

"A la mort de mon père, j'ai reçu le târ qu'on se transmet dans ma famille de génération en génération. L'instrument m'a résisté, refusant de libérer les accords mystiques qui font la gloire des musiciens d'Iran. Sous mes doigts, il ne semblait plus qu'un morceau de bois sans sève. Etais-je maudit ? Quel crime devais-je donc expier ? A moins que ce ne fût le târ qui portât un secret trop lourd pour vibrer comme autrefois. J'ai brûlé ses cordes et je suis parti trouver le luthier d'Ardabil. Mais changer les cordes d'un târ, c'est changer son âme. Et celle du musicien qui le possède. Je ne reviendrai jamais d'Ardabil." (texte figurant sur la quatrième de couverture)

Après un premier roman autour d'instruments d'écriture, voici un beau récit autour d'un instrument de musique.

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 15:51
Je viens de terminer la lecture du livre de Lytta Basset, intitulé Ce lien qui ne meurt jamais. Lytta Basset est confrontée au suicide de son fils de 24 ans. Dans le brouillard qui suit cette disparition, elle couche ses impressions dans un journal intime.  Dans le livre qu'elle nous propose, elle accompagne les extraits de ce journal de méditations sur la vie et la mort, sur la présence et l'absence, sur les liens et les signes du vivant, sur le deuil. Tout cela à la lumière de sa foi et de sa connaissance des textes bibliques (elle est professeur de théologie protestante en Suisse).

"Le chemin de vérité qui mène à une Vie plus forte que l'irréparable n'est pas l'apanage des croyants. Le clivage est ailleurs. Il dépend de l'orientation choisie : malgré ou à travers la mort de notre proche, désirons-nous ardemment aller vers ce qui vit ou décidons-nous d'étouffer ce désir en nous ?"

Bien sûr, ce n'est pas le dernier roman de l'été... C'est un livre qui pousse à la réflexion, qui pose question, qui donne vie, au-delà du chagrin et du découragement. Une belle découverte ! Merci Eliane.

"Consentir, c'est être sauvé."
Bernard de Clervaux.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 20:29
Sève et encre.
Une même essence.

Energie bienfaisante de la terre.
Nourriture de l'esprit.

Les arbres et les livres font partie intégrante de ma famille !


"Après les arbres, je me découvrais une nouvelle famille : les livres. Mais les seconds ne prenaient-ils pas chair des premiers, n'étaient-ils pas tout autant emplis de feuilles bruissantes, chuchotantes ? Les uns et les autres puisaient dans la terre, dans l'humus et la boue des jours, leur force et leur élan, et ils s'épanouissaient dans l'espace, en plein vent. La sève, l'encre - un même sang obscur coulant avec lenteur, roulant vers la lumière, et  frémissant de la rumeur du monde."

Sylvie Germain, dans Chanson des mal-aimants.

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 19:12

Le soleil est encore bien là, et pourtant on sent que le jour commence à décliner.
L'humidité se fait progressivement perceptible,
ravivant les parfums et les senteurs.

Senteur de l'aïl des ours fraîchement piétiné.
Senteur de l'herbe tondue il y a quelques heures.
Senteur de l'étang.
Senteur de l'humidité.
Odeur caractéristique du saule
et puis celle du peuplier.

Là, tout à coup, au détour du chemin,
un parfum subtil, doux, légèrement sucré
vient chatouiller les narines.
A n'en pas douter, il fait des heureux.
Il n'y a qu'à entendre le bruissement intense et laborieux des bestioles butinant dans le tilleul. Le miel sera bon !

Au moment où j'écris les quelques lignes de ce court billet, je me remémore ce livre que j'ai lu et relu avec beaucoup de plaisir, Le parfum, de Patrick Süskind, un livre dont chaque page se sent. Si vous  ne l'avez pas encore lu, je vous le recommande chaudement ! Mauvaises odeurs et parfums délicats y sont évoqués avec beaucoup de talent !

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 19:07

Ecouter le vent dans la végétation.
Ecouter le bruit de son souffle.
Savourer chaque instant.



"- Ferme les yeux, écoute le bruit de ton souffle et tente de goûter l'épice.
- Quelle épice ?
- Ce qui fait que la vie ne passe pas pour rien."

Henri Gougaud,
Les sept plumes de l'aigle

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 18:15
Je relis La part manquante de Christian Bobin. Nouvelle découverte et d'autres passages m'interpellent. Comme celui-ci :

Ce qui éclaire notre vie, ce n'est rien que l'on puisse dire, ou tenir.
Ce que l'on dit se tait.
Ce que l'on tient se perd.
Nous n'avons guère plus de prise sur notre vie que sur une poignée d'eau claire.
Nous ne possédons que ce qui nous échappe et se nourrit de notre amour :
un arbre dans le songe, un visage dans le silence, une lumière dans le ciel.
Le reste n'est rien.
Le reste c'est tout ce qu'on jette dans les jours de colère, dans les heures de rangement.

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  • : Le blog de Naline
  • : "La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
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