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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 19:44

Héritage.
Transmission d'un savoir.
Transmission d'une culture.

Décisions absurdes.
Une révolution culturelle en quelque sorte.
Les calligraphes n'ont plus leur place
dans la république d'Atatürk.

Et pourtant,
riche d'un passé,
d'une belle culture ancestrale,
Rikkat, la calligraphe ottomane,
perpétue cet art,
au-delà des décisions arbitraires.

Portrait d'une femme,
ode à la beauté et au divin,
Yasmine Ghata nous emmène

dans un récit plein de grâce et de sensibilité,
qu'elle a intitulé "La nuit des calligraphes".

Un ouvrage que j'ai lu, que j'ai apprécié,
que j'ai partagé avec de nombreux amis.
Si vous ne l'avez pas lu, voici en guise d'avant-goût,
un extrait des dernières pages de ce livre que je vous recommande chaudement.

"Mes rêves cette nuit-là furent foisonnants d'arabesques. Des écritures difficiles à discerner m'entraînaient dans un labyrinthe où les mots et les voix s'entremêlaient. Mon corps devenu léger était happé par une ouverture, je me laissai faire et plongeai dans un espace nu. Un ciel aussi lisse qu'un parchemin, un océan aussi opaque que l'encre, des arbres taillés comme des calames, les instruments de calligraphie du plus Grand."

 

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 19:02

Vendredi, je vous racontais que grâce à Marie-Claude, j'ai découvert un livre de Jean-Marie Kerwich. J'ai tout simplement dévoré ses pages. Et je ne résiste pas à l'envie d'en partager une avec vous, choisie au hasard dans ce recueil poétique et intitulée "Ecrire un poème".

 

"Ce n'est pas facile d'écrire un poème. Creuser la page blanche pour trouver le tendre mot caché dans les profondeurs de l'âme. J'ai beau creuser, je tombe à genoux sur la page, épuisé de chercher cette pensée qui pourrait tant m'aider. La page, cette tranchée où mes pensées lèvent chaque lettre comme une baïonnette. Mais les lettres tombent sous les arbres de l'indiférence. Mon coeur tente de les soulever, mais elles se meurent, avec un regard magnifique vers le ciel, le ciel qui s'agenouille au pied des défunts mots. Le poète porte le blessé sur ses épaules, ces mots qui se battent pour que le bien règne, mais il tombe dans la boue tandis que les écrivains mondains festoient dans les salons littéraires. On a emprisonné les mots salvateurs et fusillé les pensées, mais elles sont mortes dans les bras de leur poète sans aucun regret d'avoir choisi Dieu."

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 08:19

"Je suis habité par un poète.
Ils pensent tous que c'est moi parce que c'est moi qui écris,
mais c'est lui qui jour et nuit m'oblige à supporter ses tourments.
Il prend ma main, la fait glisser sur la feuille,
il pense et j'écris ses pensées sans rien dire."

Jean-Marie Kerwich, L'Evangile du gitan


Photo : Bouriol (Flickr)

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 20:08

Elle était passée sur mon blog
et m'avait recommandé le dernier livre de Jean-Marie Kerwich.
Je m'étais mise à sa recherche.
J'étais revenue bredouille.
Paru en 2008, il est apparemment victime de son succès.
Epuisé, m'a dit mon libraire.

Je lui avais partagé ma déception...
ayant lu de bonnes critiques sur internet.
"Chaque texte du livre de J.M. Kerwich est un paquet d'embruns

qui ouvre violemment la fenêtre de l'âme"

écrit Christian Bobin.

Et voilà que je viens de trouver dans ma boîte aux lettres
une enveloppe en provenance directe de chez elle.

Ce soir, j'entame la lecture, grâce à elle.
Je vous en reparlerai certainement.

Merci Marie-Claude !


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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 17:12

Elle est blanche. C'est donc une poésie. Une poésie d'une grande pureté;
Elle fige la nature et la protège. C'est donc une peinture. La plus délicate peinture de l'hiver.
Elle se transforme continuellement. C'est donc une calligraphie. Il y a dix mille manières d'écrire le mot neige.
Elle est une surface glissante. C'est donc une danse.
Sur la neige tout homme peut se croire funambule.
Elle se change en eau. C'est donc une musique. Au printemps, elle change les rivières et les torrents en symphonies de notes blanches.

Maxence Fermine, Neige

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 20:30

"Nous, on jouait de la musique, lui c'était autre chose. Lui, il jouait... quelque chose qui n'existait pas avant que lui ne se mette à le jouer, okay?, quelque chose qui n'existait nulle part."

Lui, c'est Novecento.
Celui qui est né sur un bateau lors d'une traversée et qui, trente ans plus tard, n'a toujours pas mis pied à terre.
Il passe sa vie à composer une musique toute personnelle.

C'est ce qu'Alessandro Baricco, cet écrivain italien, décrit avec merveille et poésie dans ce monologue intitulé Novecento : pianiste.

Dans la postface de ce petit ouvrage que je viens de relire avec énormément de plaisir Françoise Brun écrit :
"Un certain 'désespoir' traverse peut-être, vif et léger, les livres de Baricco. Mais c'est que la vie humaine est finie, délimitée, quand le monde, lui, est immense, infini, merveilleux et terrible. Et de cette multiplicité infinie du monde, aucun texte jamais, aucune musique, ne poura rendre comptee".

 

A vous qui passez par ici, je vous souhaite un beau moment de lecture ! 

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 19:17

La soirée était belle et douce.
Propice à un beau moment de lecture.
Je me suis bien installée, avec un fond musical
fait de légèreté et de sérénité.

Et je me suis laissé porter par la légèreté de la neige,
par sa blancheur immaculée,
par les haïkus,
par cette écriture épurée et sans frioritures inutiles.
Je me suis laissé emporter par cette quête d'absolu,
d'amour de la vie et du beau.

Il n'y a plus de neige, me direz-vous !
Il n'y a que "du blanc à songer" comme aurait dit Rimbaud.

J'étais tout simplement plongée dans le délicieux ouvrage, signé Maxence Fermine, intitulé Neige, ce roman poétique qui se passe dans le Japon du XIXe siècle.

Si vous ne connaissez pas ce petit livre, je vous le recommande chaudement ! L'écriture est belle comme un cristal de neige et légère comme un flocon. En voici un avant-goût, extrait des premières pages de ce recueil qui se lit en une soirée !

(...) Un matin, le bruit du pot d'eau qui éclate dans la tête fait germer une goutte de poésie, réveille l'âme et lui confère sa beauté.  C'est le moment de dire l'indiscible. C'est le moment de voyager sans bouger. C'est le moment de devenir poète.

Ne rien enjoliver. Ne pas parler. Regarder et écrire. En peu de mots. Dix-sept syllabes. Un haïku.

Un matin, on se réveille. Il est temps de se retirer du monde pour mieux s'en étonner.

Un matin, on prend le temps de se regarder vivre. (...)

A vous qui passez par ici, régulièrement ou par hasard, je vous souhaite de délicieux moments, aussi délicieux que ceux que j'ai passés en savourant ces pages !

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 20:05
Monde agité.
Les nouvelles de Gaza sont terrifiantes.
Le nombre de morts s'accroît de jours en jours.
Et chacun semble camper sur ses positions...

Pendant ce temps-là, je bouquine tranquillement, confortablement au chaud.
Plongée dans mon bouquin.

Passionnant.
Tragique.
Récit biographique d'Etty Hillesum, cette jeune juive d'Amsterdam d'une vingtaine d'années, morte à Auschwitz.

Et près de 70 ans après, ces paroles sont d'une telle actualité !

"En définitive, nous n'avons qu'un seul devoir moral,
c'est de préserver de larges plages de paix à l'intérieur de nous-mêmes,
une paix de plus en plus grande,
et d'en faire profiter les autres.
Et plus nous possédons de paix en nous-mêmes,
plus il y en aura dans ce monde agité."



A vous qui passez par ici, je vous souhaite de larges plages de paix intérieure à partager !

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 09:01

Le Père Noël m'a gâtée !

Dans sa hotte, il m'a apporté un superbe livre.

Cet ouvrage nous emmène dans l'univers des arbres des quatre coins du monde ; il est intitulé Ecorces - Voyage dans l'intimité des arbres du monde.

Son auteur, Cédric Pollet, est un photographe passionné d'arbres qui a sillonné les cinq continents et a ramené des clichés superbes.

Etonnant, tout ce que la nature nous offre à voir !

Je sens que je vais passer de bonnes heures à rêver devant ces photos et, très certainement, y trouver des sources d'inspiration pour faire courir mes pinceaux sur la toile.

Merci Père Noël !

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 16:27

Camille Claudel. Quelle grande artiste !
Et pourtant qu'il était difficile de se faire une place - et un nom - dans ce monde de sculpteurs, dans ce monde d'hommes!

Dès son enfance, Camille aime sculpter la terre. Cette passion ne la quittera jamais, au-delà de tout ce que cela a d'inconcevable aux yeux de sa mère. Mais elle se lance éperdument dans cette aventure, devient l'élève puis la maîtresse d'Auguste Rodin avec qui elle a une relation passionnée... qui l'épuisera. Elle mourra après 30 ans d'internement à l'asile de Montdevergues.


Je viens de terminer le livre d'Anne Delbée, Une femme, qui retrace la vie de cette artiste.

Passions dévorantes, la sculpture et Rodin en feront un être écartelé, frêle pantin désarticulé mais combien géniale quand on revoit sa production !
Destin tragique de cette femme artiste, et oh combien semblable à Séraphine, une autre femme artiste de son temps ! Elle est décidément dure la vie d'artiste ! Surtout pour les femmes il y a un siècle !

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  • : Le blog de Naline
  • : "La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
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