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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 20:02

La grisaille d'automne a envahi le ciel. Du matin au soir. Alors, si vous avez déjà l'impression de manquer de cette lumière, je vous invite à (re)découvrir le livre de Philippe Delerm, Sundborn ou les jours de lumière.

 

Dans ce roman, couronné du Prix des libraires 1997, Phillippe Delerm retrace la vie de Carl Larson et d'autres peintres scandinaves autour de lui, qui se retrouvent en France, pour toucher du doigt cette lumière tant importante pour les impressionnistes.

 

Ce roman évoque la quête de l'absolu dans l'art, confrontée aux contraintes matérielles de l'existence. Une très belle évocation. Surtout pour celles et ceux qui ont vu l'exposition Echapées nordiques à Lille.

 

Vous y découvrirez beaucoup de joie de peindre. Et beaucoup de joie de vivre ! Que ce soit contagieux !

 

 

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 11:43
En me promenant chez elle, je me suis souvenue d'un livre que j'ai lu il y a quelques temps, La petite dame en son jardin de Bruges,  écrit par Charles Bertin, romancier et poète belge.

Un homme se souvient de sa grand-mère chez qui il allait passer ses vacances quand il était enfant, dans sa maison de Bruges.

"Dans la manière d'un tissage aux laines délicates se compose alors, au fil du voyage, un protrait d'une tendresse si sensible et d'une véracité si évidente que nul ne saurait lire ces pages sans aller aussitôt à ses propres souvenirs, ni sans ressentir, à l'exemple de Charles Bertin, l'effroi de revoir si bien sans jamais pouvoir franchir le glacis qu'impose la mort." (extrait du texte qui se trouve au dos du livre dans la collection Babel).

Un régal de poésie et de tendresse !

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 18:22

Je viens de relire, avec autant de joie que la première fois,
le roman de José Luis Sampedro, intitulé Le sourire étrusque.

Touchant de tendresse et d'émotion, ce roman raconte avec humour l'histoire d'un vieux paysan calabrais qui arrive chez son fils à Milan pour y subir un traitement médical. Et dans cette ville qu'il n'aime pas, il y  découvre toute la trendresse et l'amour qu'un grand-père peut avoir pour son petit-fils. L'auteur nous fait découvrir que la vieillesse peut réserver de formidables moments de sérénité et de bonheur.

Un livre qui fait du bien à lire.

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 19:00

Je viens de terminer une série de deux romans de Chaim Potok :
Je m'appelle Asher Lev suivi par Le don d'Asher Lev. 
Poignants.

Asher est un jeune juif hassidim de Brooklyn, pratiquant, qui respecte son père et sa mère. En bon juif, il porte les signes extérieurs de sa religion.

Mais Asher, c'est aussi un peintre inné. Il dessine comme il respire ; il est irrésistiblement peintre... ce qui dérange manifestement son père et va à l'encontre des préceptes de sa communauté.

Heureusement, le grand Rèbbe le comprend mieux que ses parents et décèle en lui un potentiel. Il lui fait rencontrer le célèbre peintre et sculpteur Jacob Kahn.
Curieux de tout, Asher s'évade dans les musées. Il se met à peindre des nus et des crucifixions... ce que son père ne comprend pas et ne peut accepter.

Confrontation entre fidélité à la tradition et violent besoin d'expression, de création...

Je n'en dirai pas plus... pour vous laisser le suspens de ces livres.
Et je terminerai en citant Chaïm Potok :

"Des millions de gens savent dessiner, mais il y n'y a pas d'art sans un cri jaillissant d'une façon particulière."

Bonne lecture... et un merci tout particulier à Ariane et Dominique qui m'ont fait découvrir ces ouvrages.

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 10:13
Je viens de relire, avec autant de plaisir que la première fois, le magnifique roman d'Alice Ferney, que m'a offert Catherine il y a quelques années. Un livre de toute beauté, bien écrit, qui nous amène dans l'univers des gitans. Un univers que je ne connaissais pas du tout.

Un clan de gitans. En marge de la société, de ses règles, de son confort. Une existence rythmée par les naissances et les fêtes. Et un beau jour, une bibliothécaire généreuse se met en tête de faire découvrir la magie de la lecture à ces enfants laissés à eux-mêmes. Par delà le dénuement, la brutalité et la misère, c'est la grâce, la tendresse, l'humanité, la beauté qu'Alice Ferney nous fait découvrir.

"Je crois que la vie a besoin des livres, dit Esther, je crois que la vie ne suffit pas."

"Elle lut comme jamais elle ne l'avait fait, même pour ses garçons : elle lut comme si cela pouvait tout changer."

Toi qui lis ces lignes, si les livres font partie de ta vie et si tu n'avais jamais lu cette oeuvre-ci, tu aimeras certainement. Et toi qui n'a jamais été un rat de bibliothèque, lis ceci, c'est un beau moyen de se réconcilier avec la lecture !
A ne rater sous aucun prétexte.

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 17:49

En parlant de la biographie de Zhu Xiao-Mei (La Rivière et son secret), une amie m'a recommandé le livre de François Cheng, Le Dit de Tian-yi, couronné par le prix Fémina 1998 (merci Arlette). Cette oeuvre remarquable est en quelque sorte une fresque romanesque de toute la vie de Tian-yi qui vécut dans une Chine de l'avant-guerre, en plein bouillonnement. Quelques années plus tard, il découvre l'Occident... et une tout autre approche de la vie et une tout autre vision de l'art. De retour en Chine, il veut retrouver deux êtres chers : Yumei et Haolang. Subissant les turbulences de la révolution, il reste habité par la peinture et, en cachette, finit par peindre le portrait de son amie disparue.

"(...) ne pas figer ses traits, ni les emprisonner dans une expression unique. Représenter son visage et son corps de façon si dépouillée, si "laconique", juste l'essentiel mais essentiellement juste, qu'ils restent vivants en leur devenir, laissant affleurer tout ce qui a été vécu et rêvé, s'ouvrant aux souffles qui les portent."  Une belle leçon pour les peintres, en herbe ... ou avertis.

Si vous ne connaissez pas cet ouvrage, je ne vous en dit pas plus. Et je vous invite à découvrir ce magnifique livre qui m'a une nouvelle fois émue.

L'illustration de cet article est une calligraphie de François Cheng, poète, traducteur, essayiste, spécialiste des arts... et membre de l'Académie française.  Cette calligraphie figure sur l'édition du Livre de Poche.

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 17:57

Témoignage déchirant que la biographie de Zhu Xiao-Mei dans La rivière et son secret - des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach.

Initiée à la musique dès son plus jeune âge, elle joue du piano pour la radio à Pékin dès ses huit ans. A dix ans, elle entre à l'école de musique où elle est une élève brillante. Mais son parcours artistique s'interrompt brutalement : la révolution culturelle de Mao l'envoie dans un camp de travail en Mongolie... où elle finira par réussir à travailler le piano en cachette !

Emouvant que ce parcours qui l'amène à quitter son pays natal pour poursuivre l'art qui la fait vibrer, pour  jouer ces morceaux que des compositeurs occidentaux ont créé.

Sauvée par la musique, Zhu Xio-Mei est aujourd'hui une artiste, une pianiste virtuose reconnue dans le monde entier. Elle enseigne au conservatoire de Paris.

Glacée, je l'ai été plus d'une fois à la lecture de ces pages. Plus d'une fois, j'ai béni le ciel d'être née dans un pays qui nous permet de nous exprimer, en paroles ou via l'art, sans limite, sans contrôle, sans surveillance, sans brimades ni humiliations.

Emue, je le suis à chaque fois que j'écoute son interprétation des Variations Goldberg de Bach. C'est du divin à l'état pur. Un moment de pur bonheur. A consommer sans modération : cela fait du bien à l'âme.

 

 

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 06:57
Je viens de terminer le beau roman traduit du russe de Youri Rytkhèou, L'étrangère aux yeux bleus.  C'est le récit d'une jeune ethnographe russe qui débarque dans une tribu nomade tchouktche qui élève des rennes. Elle épouse le jeune fils de la tribu et découvre les vertus chamaniques de son beau-père. Lors d'une petite fête, sa belle-mère entonne ce beau chant traditionnel tchouktche :

Le chant naît dans le silence de la méditation
Quand l'âme est à l'écoute de toute chose
Venue avec le vent des hauteurs lointaines
Où la place est libre pour le songe

Si le destin t'offre la vie à l'aube
Prends-la et fais-en un jour lumineux.
Que ta force et ta pensée soient vives comme le renne
De l'aube au doux crépuscule de la mort.

Si des intrus tentent par le verbe ou la force
De changer l'ordre légué par les ancêtres
Ecoute ton coeur et ta raison
Ne laisse pas un vent d'ailleurs
Emporter la fumée tiède de ton âme.

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 17:54

Pur plaisir que de flâner dans les rayons de cette fameuse librairie bruxelloise après une journée dense et laborieuse.
Feuilleter de beaux albums.
Se perdre dans l'univers d'artistes.
Rêver à une vie de création...
Et tout à coup, dans mon dos, la voix chaleureuse de Sophie.
Bavardages, connivences... on prend congé.
Je poursuis mes flâneries dans les rayons quand réapparait Sophie, un cadeau à la main :
"Que du bonheur", un petit livre cadeau, carré, avec de beaux textes et joliment illustré.
Pour vous en donner un avant-goût, en voici un extrait à savourer, relire et méditer...
sans modération !

Je te souhaite d'avoir toujours quelque chose à donner - un cadeau surprise, de la tendresse, un gâteau à peine sorti du four, un livre que tu as aimé, des semences ou des pommes du jardin, un coup de main pour le ménage, ta voiture pour faire des courses, ton empressement à nourrir le chat du voisin, une oreille attentive - un peu de chaleur, un peu de temps.
Que toutes ces gentillesses te soient comptées, et toutes tes erreurs pardonnées.

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  • : Le blog de Naline
  • : "La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
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