"La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
Par Naline
Samedi, temps à ne pas mettre un chien dehors.
Alors, direction cinéma.
Cela faisait pas mal de temps que je n'y étais plus allée.
Et je n'ai pas regretté ma sortie.
J'avais rendez-vous avec Séraphine !
Senlis. Début du 20e siècle. Séraphine Louis, humble femme de ménage, travaille au service d'un allemand.
Il s'avère qu'il s'agit de Wilhelm Uhde, le célèbre collectionneur, premier acheteur de Picasso, qui découvrit le douanier Rousseau.
Lors d'une soirée chez des notables, il remarque un petit tableau. Quelle ne fut pas sa stupéfaction d'apprendre que c'est Séraphine, cette misérable petite bonne femme qui est la risée de beaucoup, qui en est l'auteur...
Entre eux, s'installe une relation de connivence et de complicité.

Séraphine est aujourd'hui connue sous le nom de Séraphine de Senlis. Le musée Maillol de Paris expose plusieurs de ses toiles, dont celles qui figure ci-contre.
Etonnante personnalité, Séraphine.
Quelle ingéniosité pour fabriquer ses couleurs.
Quelle passion qui l'amène à peindre durant les nuits.
Quelle reconnaissance de la part de W. Uhde.
Quel tragique destin.
Alors s'il fait gris, si c'est un temps à ne pas mettre un chien dehors,
et que vous ne savez que faire, allez voir Séraphine.
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