"La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
Par Naline
Séraphine et Yolande Moreau ont été largement récompensées lors de l'attribution des Césars.
Une belle reconnaissance du talent de cette actrice belge.
Hommage posthume à celle qui porte un nom d'ange et dont l'existence ne l'a pourtant épargnée de rien !
Françoise Cloarec, dans La vie rêvée de Séraphine de Senlis, décrit bien cette irrésistible envie de peindre :
"Elle peint. Elle peint, incapable de ne pas peindre, quelques heures de sommeil, un peu de pain, et elle peint.
Pour vivre, Séraphine n'a besoin que de son désir de peindre, de ses couleurs. Elle peint à partir d'une solitude illumiée, dans un amour singulier.
Sans mesure.
Nécessité et découragement de peindre. Il faut recommencer à chaque toile, tenter d'élaborer quelque chose de soi, enfoui. Il faut montrer ce qui ne se montre pas, s'immerger dans la matière, écouter sa musique intérieure, laisser venir le foisonnement des pigments. Dans l'espace cadré, limité, Séraphine, poussée par une force intérieure immense, inscrit sans le savoir des formes qui ont à voir avec la jouissance, la mort, la psychose. Peut-être que la toile la protège du grouffre."
Ils ont bien eu raison, les membres du jury des Césars !
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog