"La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
Par Naline
Marcher comme un touriste, c'est marcher sur l'écorce de la terre. Marcher comme un randonneur, c'est en connaître la sève, entrer dans le mouvement, l'énergie même de l'univers, et revenir le soir avec des odeurs de nature, de forêt traversée, peut-être de sanglier dont on suit les traces... Marcher comme un pèlerin, c'est marcher proche du Souffle qui est dans la sève, avec ce qui informe la sève et donne à l'arbre son écorce, sa droiture vive au bord du chemin.
Il ne s'agit pas d'opposer l'écorce, la sève et le Souffle, le touriste, le randonneur, le pèlerin, mais simplement de rappeler que la terre sainte est sous nos pas. Elle n'est pas ici, elle n'est pas là ; c'est notre façon de marcher, la qualité de notre marche, qui rend la terre sainte ou "profanée".
Jean-Yves Leloup, L'assise et la marche
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