"La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
Par Naline
Héritage.
Transmission d'un savoir.
Transmission d'une culture.
Décisions absurdes.
Une révolution culturelle en quelque sorte.
Les calligraphes n'ont plus leur place
dans la république d'Atatürk.
Et pourtant,
riche d'un passé,
d'une belle culture ancestrale,
Rikkat, la calligraphe ottomane,
perpétue cet art,
au-delà des décisions arbitraires.
Portrait d'une femme,
ode à la beauté et au divin,
Yasmine Ghata nous emmène
dans un récit plein de grâce et de sensibilité,
qu'elle a intitulé "La nuit des calligraphes".
Un ouvrage que j'ai lu, que j'ai apprécié,
que j'ai partagé avec de nombreux amis.
Si vous ne l'avez pas lu, voici en guise d'avant-goût,
un extrait des dernières pages de ce livre que je vous recommande chaudement.
"Mes rêves cette nuit-là furent foisonnants d'arabesques. Des écritures difficiles à discerner m'entraînaient dans un labyrinthe où les mots et les voix s'entremêlaient. Mon corps devenu léger était happé par une ouverture, je me laissai faire et plongeai dans un espace nu. Un ciel aussi lisse qu'un parchemin, un océan aussi opaque que l'encre, des arbres taillés comme des calames, les instruments de calligraphie du plus Grand."
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