Il y a 91 ans se terminait la grande guerre : 9 millions de morts, 8 millions de blessés.
Journée souvenir. Journée d'hommage à ces combattants de la grande guerre.
Pour ceux qui ce sont battus pour notre liberté, venus parfois de l'autre côté du monde.
La Flandre était le terrain d'atroces combats. Les champs, lacérés de tranchées, n'étaient plus cultivés. Durant l'été, les coquelicots ont eu tout le loisir de pousser partout, transformant la campagne en un tapis rouge. Rouge comme le sang.
John McCrea, un médecin canadien, officiait dans le cadre de la bataille d'Ypres. Il a enterré de nombreux soldats qui n'ont pas survécu à leurs blessures. En hommage, il a écrit un poème à l'occasion de la bataille d'Ypres, qu'il a intitulé "In Flanders fields the poppies blow" (les coquelicots poussent sur les terres de Flandres).
In Flanders Fields the poppies blow
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved en were loved, and now we lie
In Flanders fields.
Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.
Les anciens combattants ont fait du coquelicot un fleur symbolique. Et les britanniques appellent le 11 novembre, ce jour du souvenir, le "Poppy Day".