"La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
Cirse des champs, Cirsium arvense. Petit matin d'été... Bigre ! quelle humidité après la pluie de la nuit. Bel été à vous tous qui passerez par ici.
Le repas était délicieux. Abondant aussi. La bestiole ne s'est pas fait prier. Elle s'est laissé aller. Et tout y est passé.
Une autre prairie Et, au-delà de ses talus, Une autre prairie, Encore, encore, Et puis la lande. Guillevic à quelques pas de chez moi une autre prairie lumineuse
Au fil des mois, le corps change et l'âme aussi. De l'hiver au printemps, on passe du recueillement à l'élan, d'un semblant de mort et d'engourdissement à l'espérance, l'enthousiasme. Jacqueline Kelen, Inventaire vagabond du bonheur.
Les choses nous rendent regard pour regard. Elles nous paraissent indifférentes parce que nous les regardons d'un regard indifférent. Mais pour l'oeil clair, tout est miroir ; pour un regard sincère et grave, tout est profondeur. Gaston Bachelard.
Au cas où d'aucuns douteraient de l'arrivée prochaine du printemps...
Priez Dieu de graisser votre girouette afin qu'elle s'oriente bien au vent de l'Esprit, et ne reste pas calée par la rouille des vieilles habitudes. Pierre Céserole.
J'étais levée tôt. Le ciel était serein. La météo annonçait une journée de grisaille et une soirée de pluie. J'ai tout laissé là. Et je suis partie auprès de mes arbres Voir le soleil se lever Ecouter le chant des oiseaux et la sève qui monte. Petit matin...
Scintillement du jaune dans la grisaille du matin le renouveau s'installe. "Dans l'eau que je puise scintille le début du printemps." Ringai
Cheveux au vent, il regarde défiler les nuages. Espoir d'éclaircie...
La sève a commencé à monter Poussée irrésistible Envie de vie. Les bûcherons sont passés Les ont coupés dans leur élan Des aulnes au bord de l'étang.
Vrai ou reflet ? Vrai et reflet ? Où est le vrai ? Où est le reflet ? Ne pas se fier aux apparences !
Parce qu'après le mauvais temps, l'éclaircie finit par arriver. Parce qu'au travers des nuages, le soleil finit toujours par percer. Parce que même si le ciel paraît terne, il est des moments de grand bonheur. Merci.
Sans voix, je m'émerveille devant une telle délicatesse. "Il y a des moments où on reste sans voix. C'est là que commence la danse." Pina Baush
Chaque jour il faut danser, fût-ce seulement par la pensée. Nahman de Braslav Celui-ci a dansé toute la nuit, sur les rythmes effrénés, endiablés. Il est tout décoiffé...
Aujourd'hui, j'ai chaussé mes lunettes roses. Le ciel est bas et désespérément gris. Le thermomètre est raplaplat. Et, en plus, un crachin d'une vraie journée d'automne. Et moi, j'ai décidé de voir la vie en rose !
Le soleil s'est montré généreux. Elle avait oublié de se protéger. La voilà affublée d'un érythème solaire sérieux !
Samares au soleil se sentent s'envoler. C'est le temps du printemps, le temps d'un nouveau temps. Samares s'en iront esseulées. Et les bourgeons reviendront.
Emberlificoté dans des préjugés. Prisonnier de jugements hâtifs. Empêtré dans les petitesses. Muselé par l'indifférence. Embobiné dans des luttes de pouvoir. Ficelé par l'immobilisme. ... "La paix entre dans le coeur des hommes quand ils savent qu'il...
Trop heureuse de voir le soleil, la demoiselle a dansé une bonne partie de la journée. Maintenant, elle s'octroie un bain de soleil bien mérité ! Agrion élégant, Ischnura elegans
Ses frères et ses cousins ont déguerpi en vitesse, terrés les uns dans le champ de maïs et les autres dans les fourrés. Ils attendent que je sois passée pour recommencer à gambader. Jeannot est bien curieux. Téméraire aussi !
Sortie de sa torpeur hivernale, la coccinelle profite pleinement du beau temps. Elle va, elle vient. Balade incessante, infatiguable. Balade gourmande aussi. Contente de pouvoir dégourdir ses pattes après tant d'immobilité !
Le talus est beau : tout reverdit. Les lapins sont à la fête : ils retrouvent de l'herbe tendre. Et là, au bord du chemin, un nouvel éclat de lumière. Jaune soleil, jaune pissenlit. Eclat de joie pour vous qui passez par ici.
A comme les ardoises grises des toitures Z comme le zinc gris des girouettes et épis de faîtage de A à Z sur les toits du château.
L'éternité est là, Un seul instant l'instaure. L'instant où tu adviens Et ouvres l'oeil et vois Qu'avant de t'effacer Rien ne sera su par toi Mais que tu vois, et loue... François Cheng, Cantos toscans