C'est une histoire d'un talentueux violoniste, dans la Venise du 18e siècle. Histoire d'un étrange luthier féru d'échec. Histoire de leur rencontre. Histoire de perfection, de musique, de solitude et d'amour fou. Maxence Fermine, dont j'ai déjà parlé sur mon blog à propos de Neige, écrit avec légèreté, poésie et précision. Un livre d'à peine plus de cent pages, que j'ai dévoré en quelques heures !
Voici un petit avant-goût :
"Pour devenir un virtuose du violon, il faut posséder deux qualités : savoir écouter et savoir entendre.
Johannes possédait ces deux qualités. Il savait écouter son instrument. Et il savait l'entendre vibrer à l'intérieur de lui-même.
Chaque jour, de l'aube au coucher du soleil, il se consacrait à son art. Parfois il jouait avec tant de passion qu'il pouvait rester la journée entière les yeux fermés, à l'écoute de ses émotions. Immergé en lui et en la musique, il voyait pourtant le monde mieux que quiconque car son coeur restait ouvert à la lumière."
Douce ambiance vénicienne...