"La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
Décès suspect. La gendarmerie mène l'enquête. Mauve... ou ce qu'il en reste et Pyrrhocoris apterus, une punaise qui porte parfois le nom de gendarme, suisse ou encore cherche-midi.
La beauté se révèle donc un élément primordial dans notre quête d'une lumière qui éclairerait notre destin. François Cheng, Oeil ouvert et coeur battant
Broderie blanche. Mille petits points patients. Le gel se fait brodeur. Broderie éphémère.
Ciel noir d'encre. Et puis l'éclaircie. Lumineuse. Rayonnante. Et puis à nouveau un ciel noir d'encre. Et un fin grésil. Et des gros flocons. De saison.
Elegance des lignes. Robuste et fragile à la fois, la branche échouée sur la glace. Ephémère et presque diaphane, l'ombre délicate, oeuvre d'un pâle soleil. Imperceptible ou presque, la trace esquissée dans la poudreuse.
A l'image de ce que dit St Jean : Si le grain [de blé] qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruits.
Rondeur généreuse des courbes Comme chez le luthier Dame Nature est experte On le savait déjà Et pourtant, c'est un émerveillement renouvelé
Mine de rien, le printemps se prépare. Le blé lève. Déjà.
Eclat jaune dans la grisaille de l'humus, la fleur de pas-d'âne s'est montrée, impatiente, avant les feuilles. Un air de printemps ! Tussilage, Tussilago farfara
Comme un arrière-goût d'été. Touches de lumière dans le champ qui brunit.
Dans la marche, ce qui se révèle, c'est la profondeur du simple. Frédéric Gros.
Aujourd'hui m'arrêtant au bord de la rivière, J'ai ramassé l'herbe infime qui rend le vent visible. Par le chas de l'aiguille doucement s'est glissé Le fil ténu de l'espérance. Philippe Delaveau
Déverrouiller les résistances, convoquer une autre attention que celle que l'on porte ordinairement sur ce que l'on voit, nous détourner brutalement de notre manière de voir. Stéphane Lambert, Marc Rothko - Rêver de ne pas être Regard sur des vieux s...
Voir la vie en rose. Pour cela, je vous le concède, il faut de bons yeux. Et pourtant, le noisetier fait ce qu'il peut !
De l'or le long de l'eau dans l'amitié dans les pas partagés
Aujourd'hui, nouvelle offensive hivernale. Il faut composer avec ce qui vient. Et garder l'espoir de jours meilleurs. Faire confiance aux premiers signes.
Accueillir les sanglots sans oublier le rire, Accueillir chaque instant comme un cadeau royal, Avec ses fleurs qui s'ouvrent et son bouquet fané. Michel Scouarnec
ce qui malgré tout console produisant du sens de la certitude en désoeuvrant le souffle c'est encore le vent qui féconde la beauté qu'on goûte en soi quand nous disons du bout des lèvres je m'assoiffe Gérard Titus-Carmel, Ici rien n'est présent
C'est la saison des pampilles et des fanfreluches. Aulnes et noisetiers rivalisent en la matière ! Aulne en fleur : fleurs mâles, fleurs femelles et fruits de l'an dernier
Il y a des moments où on a envie de douceur. Un carré de chocolat, un rayon de soleil, une étreinte... Douceur printanière
D'abord commencer par le plus urgent : vous ne pouvez pas sortir ainsi, sans aucune âme à vous mettre, sans aucun rire au fond des yeux. Christian Bobin
Profiter de la douceur de la mi-journée pour une dernière sortie avant l'hibernation Se laisser chauffer au soleil Et goûter la vie comme elle va. Bête à bon Dieu épicurienne
S'asseoir Goûter l'air frais Ecouter les bernaches Profiter de la lumière Pause
Au jardin de la création, le Père jardinier guettait les noms des créatures sur les lèvres des humains. Au jardin de la résurrection, le Fils jardinier appelle Marie-Madeleine par son prénom.
Symphonie blanche. Symphonie éphémère.