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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:56


Le vent s'est montré actif au cours des derniers jours.
Et la pluie lui a donné un fameux coup de main.

Les feuilles, abondantes,  jonchent les allées et les jardins
pour le plus grand plaisir des enfants qui y laissent traîner les pieds.
Plus les branches se dénudent, plus le tapis sur le sol se fait épais.

Souvenirs de pieds traînés sur les chemins,
les tas de feuilles s'amoncelant devant les souliers.
Une odeur toute particulière s'en dégage.
L'odeur de l'automne.

***

"Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie."

(extrait d'un poème de Jacques Prévert)
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 18:41
Elle s'appelait Perrette, Marie ou Gertrude.
Ou encore Berthilde, Cunégonde ou Jeannette...
Personne ne le saura jamais !

Qui se préparait-elle à désaltérer ?
Son chéri ? Un client ? Un indigent ?
Personne ne le saura jamais !

Et que tenait-elle dans sa cruche ?
Du lait ? Peut-être.
Avec le pied sur une barique,
n'est-ce pas plutôt de la bière ou une bonne gueuze ?
Personne ne le saura jamais !

Qu'importe !

Je la croise souvent le midi,
quand je fais quelques pas pour humer l'air de la ville.
Souvent sans y prêter attention.

Et ce jour-là,
un beau jour de septembre,
j'ai pris le temps d'observer la douceur de ses traits,
le plissé de son corsage et de sa jupe,
l'élégance de son geste.

Elle est là, depuis bien longtemps.
Et pour bien longtemps encore.

Au pied de l'église Saint-Nicolas,
une des premières églises de la ville,
derrière la Bourse, à deux pas de la Grand'Place.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 18:24

Beauté insaisissable qui vient vers nous gracieusement,
nous regarde avec attention,
tourne nos sens vers l'intérieur.
Beauté accueillie, contemplée,
qui dit quelque chose de nous, de nos rêves,
qui aiguise notre soif
et nous invite à remonter vers la source, vers l'origine.
Féérie de la vie qui se concentre et chante
dans cet équilibre parfait de couleurs et de formes.
Palettes aux nuances subtiles :
bien plus que la poussière,
harmonie où resplendit la flamme de tout son être.
Splendeur de ces réalités les plus humbles
qui nous regardent.
Grâce légère comme un souffle qui mène ailleurs.
Tant de perfection, de beauté murmurent en nous.
L'harmonie secrète des êtres et des choses
nous est donnée gratuitement.
Beauté cachée qui seule peut découvrir notre liberté de nous arrêter, enfin,
pour apprendre à voir, à aimer.
Chaque jour la lumière nous y invite.
Elle nous dit : "vois..."
Elle regarde avec nous puis se retire en silence
nous laissant libres d'avancer vers le mystère ou de le refuser.

Amédée Besset, En chemin.

Merci à Jackie de m'avoir fait découvrir ce beau texte.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 17:56
Il y a vingt ans, je m'installais pour quelques années à Compiègne, à quelque 70 km au nord de Paris. C'est là que j'ai découvert l'univers des quilts et du patchwork.
Et de fil en aiguilles (c'est le cas de le dire !), je me suis liée d'amitié pour celle qui m'a initiée à cet art du petit point : Dominique Herbay.

Et même si depuis j'ai quitté Compiègne, l'amitié, elle, ne connaît pas de frontière. Et j'ai continué à suivre de près les recherches de Dominique sur l'histoire de cet art textile traditionnel et la symbolique des motifs créés par l'assemblage de petits bouts de tissus.

Aujourd'hui, Dominique publie un livre qui ne sera pas disponible en librairie puisqu'elle le publie à compte d'auteur. Elle l'intitule "Au coeur des quilts... du chemin de l'émigration au chemin de la création". Je vous engage à aller faire un tour sur son site.

J'ai vu le manuscrit et l'épreuve : c'est un très bel ouvrage, largement illustré, dont le contenu s'inscrit hors des sentiers battus. Si vous connaissez autour de vous des personnes susceptibles d'être intéressées, n'hésitez pas à le leur recommander !

L'ouvrage sur la photo, je l'ai intitulé "poussières d'étoiles" : je l'ai fait il y a 16 ans, peu après le décès de papa.
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 19:27

Ce soir, elle est pleine, ronde, blanche.
Quel contraste avec la nuit noire.

Elle joue à cache-cache avec les branches qui se dénudent.
Nous narguerait-elle, de là-haut, toute brillante pour se faire remarquer, alors que la nuit est tombée ?

Est-ce simplement de la prévenance pour ceux qui sont amenés à circuler de nuit, pour leur éclairer quelque peu leurs pas ?

Daniel Charneux nous en fait une belle description dans Nuage et eau, ce livre dont je vous ai déjà parlé ici.

"Cette perle brillante dans son coffret noir, c'était aussi la lune, sa meilleure amie, les nuits où ses promenades le ramenaient, solitaire, à l'ermitage.

Dans le ciel d'automne
Le vent clair chasse les nues -
La lune brillante.

(...) Il l'aimait en toute saison : blanche, fragile et cristalline comme un flocon de neige, l'hiver ; bleutée, vaporeuse, irisée telle une opale quand le printemps emplissait la colline du souffle sucré des cerisiers roses ; laiteuse, argentée, alanguie dans la torpeur des nuits d'été ; rousse et verruqueuse ainsi qu'une citrouille, l'automne, cerclée d'un halo où hululait le grand-duc dont les yeux semblaient fondus dans un éclat de son or.
Il l'aimait à trois jours, simple croissant, corne ou arc bandé ; à sept jours, demi-lune, vieille amie qui se cacherait sous un foulard, prête à se dévoiler en riant ; à treize jours, presque pleine, telle une femme en gésine au terme de sa grossesse. Il l'aimait ample et ronde, fière et voluptueuse, disque rayé de stries, d'entailles, de griffures, de cratères et de mers, de volcans et d'abysses. Il aimait son décroît, son déclin, son décours. Il aimait quand, absente, elle se laissait vouloir. Quand, les nuits de brouillard, de pluie, de nue, de neige, elle se cachait dans les nuages et qu'il devait la désirer longtemps pour découvrir enfin, dans un trou d'éclaircie, son clin d'oeil pour lui seul quand les autres dormaient."

... Bonne nuit. En espérant que la pleine lune ne viendra pas agiter votre sommeil.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 16:17

Entre ciel et terre.
C'est là que nous emmène Zao Wou-Ki, au travers de ses aquarelles, de ses encres de Chine et de ses lavis d'encres.

"Je voulais peindre ce qui ne se voit pas, le souffle de la vie, le vent, le mouvement, la vie des formes, l'éclosion des couleurs et leur fusion" explique ce peintre chinois, né à Pékin en 1920 et qui arrive en France en 1948.

Une trentaine d'oeuvres sur papier sont présentées dans le cadre de l'exposition qui se tient à la Fondation Folon à La Hulpe jusqu'au 17 janvier, en marge du festival Europalia. J'y suis allée ce samedi.

Grande maîtrise du geste. Force. Sobriété à la fois.
C'est la première fois que j'avais l'occasion de voir ses oeuvres - bien sûr j'avais vu des reproductions-  et je n'ai pas été déçue.

La Fondation Folon se situe en plein milieu d'un superbe parc. La promenade était superbe, la lumière était très belle.
Une expo et une belle promenade : une après-midi agréablement remplie !  
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:47

L'églantier resplendit en toutes saisons.
Les fleurs sont fânées depuis longtemps.
Elles se sont transformées en magnifiques fruits rouges.
Tentation éclattante sous les rayons du soleil.

Tentation pour les potaches, qui les appellent "gratte-cul" : les fibres qu'ils renferment deviennent du redoutable poil à gratter !

Tentation pour les gourmets et les gourmands, qui les appellent alors cynorhodons. Une fois que les fibres sont éliminées et après macération dans du vin blanc, on en fait une délicieuse confiture.

Mais gare aux épines !

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 17:22


D'un coup de baguette magique
Dame Nature a transformé le vert ternissant de la fin de l'été
en une palette chatoyante d'or, de rouille et de pourpre.
Spectacle flamboyant
sous les pâles rayons du soleil
qui faiblit de jour en jour.

Bientôt octobre s'en ira.
Alors j'en profiterai encore pour,
à la manière de Francis Cabrel,
"regarder tout ce qu'octobre illumine" !

Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines
Il y aura certainement,
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris aux antennes

Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne
On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu'Octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux

Devant le monde qui s'incline
Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris aux antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne

Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.

Francis Cabrel.
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 19:18

Nivellement par le bas.
Médiocratie.
"Quick & dirty", comme disent les anglo-saxons.
Malheureusement, le lot du quotidien de beaucoup.
"Jouer petit ne sert pas le monde" : les arbres l'ont bien compris, eux...

Cela me fait penser au discours d'investiture de Nelson Mandela à la présidence d'Afrique du Sud, en 1994.
En voici un extrait :

"Notre plus grande peur n'est pas que nous soyons inadéquats. Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de ce qui est mesurable.
C'est notre lumière, pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous demandons 'qui suis-je pour être brillant, merveilleux, talentueux, fabuleux?'
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?
Vous êtes un enfant de Dieu.
Jouer petit ne sert pas le monde.
Se rétrécir devant les auters pourqu'ils ne se sentent pas en insécurité ne fait pas preuve d'une attitude éclairée.
Nous sommes tous voués à briller, comme le font les enfants.
Nous sommes nés pour manifeser la gloire de Dieu qui est en nous.
Ce n'est pas le sort de quelques-uns d'entre nous.
C'est le sort de chacun.
Et quand nous laissons notre propre lumière briller, nous donnons, sans être conscients, la possibilité aux autres de faire la même chose.
Quand nous nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres."

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 18:03
Des petits, des gros,
des grands, des blancs
des chauves, des blacks,
des blonds aux yeux bleus,
des bruns aux yeux marrons.

Tous différents.
Et pourtant, tous des êtres humains.




Chez les arbres, c'est un peu pareil.

Il y en a de toutes les tailles, de toutes les formes.
Et il y en a qui sont chauves avant d'autres.

Tous différents.
Et pourtant, tous des arbres !
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  • : "La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
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