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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 15:21

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Quand la fin de l'été se fait belle

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:22

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Elle m'aurait lâchée cette sacré vie

Si je l'avais laissé faire

 

C'était facile

Un éclair de vertige

Le bonheur fluide d'un instant

 

Mais le Printemps faisait du bruit

Dans ma mémoire si tôt blessée

Et je l'ai entendu

Au-delà des barbelés

 

Magda Hollander-Lafon, in Quatre petits bouts de pain

 

Un livre que je vous recommande : une méditation sur la vie, que cette femme, rescapée d'Auschwitz, partage avec beaucoup de joie et d'espérance.

 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 17:45

L'air du temps... la suite...

 

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"En effet, la beauté a le don de provoquer en nous les ressentis les plus forts et les plus immédiats, des ressentis aussi bien charnels qu'émotionnels. Imprégné des sensations nées de ces ressentis, notre être se sent attiré par la présence de la beauté et d'instinct va vers elle. Ce faisant, il s'oriente vers une certaine direction. Or, dès que notre existence prend une direction, elle prend sens. Et lorsque cette direction ouvre sur un état d'harmonie et de communion, autrement dit un état d'amour, ce qui est le cas de la beauté, notre existence atteint sa plus haute signification, parce que c'est alors qu'elle fait signe à la vraie vie; et la vraie vie, à son tour, lui fait signe."

 

François Cheng, Oeil ouvert et coeur battant

 

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 18:43

Vous,  les habitués, vous connaissez probablement mon amour des arbres et des livres...

 

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"Après les arbres, je me découvrais une nouvelle famille : les livres. Mais les seconds ne prenaient-ils pas corps dans la chair des premiers, n'étaient-ils pas tout autant emplis de feuilles bruissantes, chuchotantes ? Les uns et les autres puisaient dans la terre, dans l'humus et dans la boue des jours, leur force et leur élan, et ils s'épanouissaient dans l'espace, en plein vent. La sève, l'encre - un même sang obscur coulant avec lenteur, roulant vers la lumière, et frémissant de la rumeur du monde."

 

Sylvie Germain, Chanson des mal-aimants.

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 15:25

rafraichir.JPGQuand le ciel hésite entre gris clair et gris foncé,

que les beaux projets à l'extérieur s'effondrent sous les gouttes,

qu'il est doux de se plonger dans la lecture,

en attendant de ressortir pour admirer

les perles déposées par les nuages.

 

"Oui, c'est un pur miracle que, par des mots enterrés dans des livres, l'on puisse raviver une source, rafraîchir un jardin."

 

Christian Bobin.

 

Pour le moment, je relis avec autant de plaisir que la première fois le roman de Frank Conroy, Corps et âme. Un livre où la musique tient une place centrale. Musique, mais aussi transmission, transfiguration. Je vous le recommande !

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 17:34

lambeauxUn roman biographique et autobiographique écrit à la deuxième personne.
Un ouvrage en deux parties : hommage à sa mère biologique et hommage à sa mère adoptive.
Un petit recueil que j'ai relu avec beaucoup d'émotion et de plaisir de lecture.

"Tes yeux. Immenses. Ton regard doux et patient où brûle ce feu qui te consume. Où sans relâche la nuit meurtrit la lumière. Dans l'âtre, le feu qui ronfle, et toi, appuyée de l'épaule contre le manteau de la cheminée. A tes pieds, ce chien au regard vif et si souvent levé vers toi. Dehors, la neige et la brume. Le cauchemar des hivers. De leur nuit interminable. La route impraticable, et fréquemment, tu songes à un départ, une vie autre, à l'infini des chemins. Ta morne existence dans ce village. Ta solitude. Ces secondes indéfiniment distendues quand tu vacilles à la limite du supportable. Tes mots noués dans ta gorge. A chaque printemps, cet appel, cet élan, ta force enfin revenue. La route neuve et qui brille. Mais à quoi bon partir. Toute fuite est vaine et tu le sais."

C'est par ces quelques mots que Charles Juliet commence son ouvrage intitulé Lambeaux.
Ecriture claire, fluide, belle et précise.
Un très beau moment de lecture !

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:21
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"Les saisons s'égrenèrent dans le sablier du temps.
Aux premiers jours de l'hiver la neige tomba. Et avec elle la première encre du premier poème sur le parchemin de soie.
En déroulant les premiers mots sur le papier, son coeur s'allégea. Mais tout cela n'était qu'un leurre. Seule la poésie rendait plus léger le poids de son chagrin. Lorsqu'il posa sa plume, son coeur redevint froid comme de la glace.
Ce fut un hiver long, d'une blancheur éclatante."

extrait du premier roman de Maxence Fermine, Neige.

Si vous ne l'avez pas lu, je vous le recommande chaudement : une petit bijou qui parle de quête d'absolu et d'amour de la vie.
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 10:19
C'est une histoire d'un talentueux violoniste, dans la Venise du 18e siècle. Histoire d'un étrange luthier féru d'échec. Histoire de leur rencontre. Histoire de perfection, de musique, de solitude et d'amour fou. Maxence Fermine, dont j'ai déjà parlé sur mon blog à propos de Neige, écrit avec légèreté, poésie et précision. Un livre d'à peine plus de cent pages, que j'ai dévoré en quelques heures !

Voici un petit avant-goût :

"Pour devenir un virtuose du violon, il faut posséder deux qualités : savoir écouter et savoir entendre.
Johannes possédait ces deux qualités. Il savait écouter son instrument. Et il savait l'entendre vibrer à l'intérieur de lui-même.
Chaque jour, de l'aube au coucher du soleil, il se consacrait à son art. Parfois il jouait avec tant de passion qu'il pouvait rester la journée entière les yeux fermés, à l'écoute de ses émotions. Immergé en lui et en la musique, il voyait pourtant le monde mieux que quiconque car son coeur restait ouvert à la lumière."

Douce ambiance vénicienne...
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 19:27

Ce soir, elle est pleine, ronde, blanche.
Quel contraste avec la nuit noire.

Elle joue à cache-cache avec les branches qui se dénudent.
Nous narguerait-elle, de là-haut, toute brillante pour se faire remarquer, alors que la nuit est tombée ?

Est-ce simplement de la prévenance pour ceux qui sont amenés à circuler de nuit, pour leur éclairer quelque peu leurs pas ?

Daniel Charneux nous en fait une belle description dans Nuage et eau, ce livre dont je vous ai déjà parlé ici.

"Cette perle brillante dans son coffret noir, c'était aussi la lune, sa meilleure amie, les nuits où ses promenades le ramenaient, solitaire, à l'ermitage.

Dans le ciel d'automne
Le vent clair chasse les nues -
La lune brillante.

(...) Il l'aimait en toute saison : blanche, fragile et cristalline comme un flocon de neige, l'hiver ; bleutée, vaporeuse, irisée telle une opale quand le printemps emplissait la colline du souffle sucré des cerisiers roses ; laiteuse, argentée, alanguie dans la torpeur des nuits d'été ; rousse et verruqueuse ainsi qu'une citrouille, l'automne, cerclée d'un halo où hululait le grand-duc dont les yeux semblaient fondus dans un éclat de son or.
Il l'aimait à trois jours, simple croissant, corne ou arc bandé ; à sept jours, demi-lune, vieille amie qui se cacherait sous un foulard, prête à se dévoiler en riant ; à treize jours, presque pleine, telle une femme en gésine au terme de sa grossesse. Il l'aimait ample et ronde, fière et voluptueuse, disque rayé de stries, d'entailles, de griffures, de cratères et de mers, de volcans et d'abysses. Il aimait son décroît, son déclin, son décours. Il aimait quand, absente, elle se laissait vouloir. Quand, les nuits de brouillard, de pluie, de nue, de neige, elle se cachait dans les nuages et qu'il devait la désirer longtemps pour découvrir enfin, dans un trou d'éclaircie, son clin d'oeil pour lui seul quand les autres dormaient."

... Bonne nuit. En espérant que la pleine lune ne viendra pas agiter votre sommeil.

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 18:40
Je viens de terminer la lecture du dernier roman de Vincent Engel, paru il y a quelques mois chez Lattès.

Au travers de cette histoire d'amour impossible, Vincent Engel nous emmène en Italie, dans des paysages qu'on imagine somptueux. Le contexte l'est certainement moins : le récit se passe au lendemain de la première guerre mondiale, à l'époque de la montée du fascisme.
Espoirs, rendez-vous manqués... je ne vous en dirai pas plus... si ce n'est qu'une grande partie du récit se déroule entre mer et forêt, à San Nidro dans les Pouilles.

Belle écriture, personnages bien campés, récit qui vous tient en haleine : Vincent Engel ne m'a pas déçue, que du contraire.

Pour vous donner un avant-goût et, qui sait, vous donner l'envie de plonger dans cet ouvrage, en voici le premier paragraphe :

"Il était descendu sur la plage. Besoin de sentir sous les pieds les éclats brûlants du sable, puis, à la lisière de l'eau, la fraîcheur salée. Besoin de tourner le dos à la falaise abrupte, de pierre grise et de verdure. Besoin de noyer les images du village, de ses habitants, dans l'immensité sereine de la mer, le blanc des maisons dans le bleu confondu du ciel et des vagues. Besoin de n'être pas là où on le croyait, où on l'attendait. Où reposait celui qui n'était plus, celui qui ne viendrait plus sur cette plage. Celui qui n'aurait plus jamais besoin de rien ni de personne. (...)".

Vincent Engel est un auteur belge. Grand connaisseur de l'Italie, il est romancier, essayiste, chroniqueur et il enseigne la littérature comparée à l'Université de Louvain.

... pour Flo et pour Nicole... parce que c'est l'Italie.
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  • : "La beauté n'est pas le joli, elle est le vivant. Est beau ce qui est vivant, ce qui jaillit de la vie, ce qui honore la vie. Au coeur de notre quotidien, tout est sujet à émerveillement et à gratitude. Faire l'expérience de la beauté nous agrandit, ouvre notre coeur à la joie, nous libère du mental et du négatif." Dans ce blog, je fais miennes ces paroles de Brigitte Sénéca.
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